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Après l'intermède Nico Hülkenberg samedi lors des qualifications, les cadors de la F1 ont retrouvé leur place dimanche pendant la course. Et c'est un autre Allemand qui a mené les débats du début jusqu'à la fin, Sebastian Vettel. Enfin presque du début, puisqu'il a fallu attendre le premier virage pour que le pilote Red Bull prenne l'avantage sur l'auteur de la pole. Son coéquipier, Mark Webber, a lui déposé Hülkenberg quelques mètres plus tard, et les deux meilleurs ennemis de la F1 se sont tranquillement envolés aux avant-postes. Car derrière, le pilote Williams a retenu pendant sept tours Fernando Alonso, qui a fini par trouver l'ouverture mais a perdu plus de dix secondes dans l'affaire. Dix secondes qu'il n'a jamais réussi à rattraper.
Dominatrices lors des essais libres sur le sec vendredi, les Red Bull ont retrouvé un rythme flamboyant dimanche, se montrant imbattables. Vitantonio Liuzzi, en crashant sa Force India dans les esses de Senna, a bien essayé de relancer le suspense à vingt tours de l'arrivée avec la sortie de la voiture de sécurité. Mais sur un circuit taillé pour elles, les Red Bull n'ont laissé que des miettes à leurs adversaires. Lewis Hamilton, quatrième à 14", en sait quelque chose, lui qui s'est battu pendant 1h30 avec une McLaren récalcitrante. Le Britannique reste tout de même mathématiquement en course pour le titre, au contraire de son coéquipier, Jenson Button, cinquième dimanche.
Ce doublé Red Bull offre le titre à l'écurie anglo-autrichienne, le premier de son histoire en F1. C'est déjà un accomplissement pour Christian Horner, son directeur, et Adrian Newey, le concepteur de la fantastique RB06. Et peut-être un avant-goût avant le grand final dans une semaine à Abu Dhabi. Mais même s'il n'a pu que limiter les dégâts dimanche, Fernando Alonso, qui compte huit points d'avance sur Webber et 15 sur Vettel, est toujours maître de son destin. Exactement ce qu'il espérait avant d'arriver au Brésil. - Fabrice BOSSET