«Je ne suis pas déçu car je suis vraiment heureux qu'on ait pu terminer. Mais nous avons obtenu le meilleur résultat que nous puissions avoir.» (Igor Jerman (SLO/2e sur la Yamaha n°1).
Onze ans après son dernier succès, Kawasaki a donc renoué dimanche de manière magistrale avec la victoire aux 24 heures du Mans, en dominant quasiment de bout en bout la 33e édition de l'épreuve, la dernière à se disputer au printemps avant de passer à l'automne en 2011. Les propos de Julien Da Costa, un des trois pilotes de la Kawasaki N.11 victorieuse étaient donc visionnaires : «S'il y a une année Kawasaki, c'est celle-là !», avait lancé le natif de Béziers vendredi après avoir signé la Super Pole.
Kawasaki a su éviter les pépins cette année, les laissant à ses adversaires. Le plus malheureux d'entre eux est sans aucun doute le SERT (Suzuki Endurance Racing Team), qui, avec sa n°2, espérait retrouver le succès après une 3e place décevante l'an dernier. Malgré un départ tonitruant, il aura au contraire été le premier team à abandonner la course, au prix d'une terrible frayeur avec le spectaculaire accident de son pilote Guillaume Dietrich, percuté à l'arrière par la Yamaha n°14 de l'Espagnol Victor Carrasco après avoir réintégré la piste au ralenti.
«On a travaillé dès l'hiver, et dès cette période, on a accumulé les essais ce qui fait que la moto était déjà prête en arrivant ici. On a un peu subi au départ, la Suzuki (n°.2) était très rapide. Mais elle a très vite été éliminée, s'est remémoré le Français Julien Da Costa. Ensuite Yamaha a connu des problèmes dans la nuit en même temps que nous ce qui fait que ça c'est annulé. Puis ils ont eu de nouveaux des problèmes alors que nous on a gardé notre rythme. Je ne dirais pas qu'on a connu une course ennuyeuse, mais il s'agissait ensuite de nous assurer de rejoindre la ligne d'arrivée.»
De son côté, le team manager de la Yamaha n°1, 2e de la course, a tenu à saluer la performance des vainqueurs. «Bravo à Gilles (Stafler) et à son équipe, il mérite vraiment sa victoire, surtout quand on se souvient des difficultés qu'il a pu connaître l'an dernier. Cette victoire, c'est la sienne. Nous on a vraiment connu des problèmes de surchauffe et on a fait en sorte de terminer car c'est un excellent résultat dans l'optique du championnat du monde», a conclu Mandy Kainz. (Avec AFP)
1. Julien Da Costa/Olivier Four/Grégory Leblanc
(FRA-FRA-FRA/Kawasaski n°11) 828 tours, soit 3.465,180 km
(moyenne: 144,304 km/h)
2. Igor Jerman/Steve Martin/Gwen Giabbani
(SLO-AUS-FRA/Yamaha n°1) à 11 tours
3. Grégory Junod/Gregg Black/Olivier Depoorter
(SUI-FRA-BEL/Suzuki n°41) à 15 tours
4. David Checa/Gregorio Lavilla/Kenny Foray
(ESP-ESP-FRA/Yamaha n°94) à 20 tours
5. Frédéric Jond/Eric Mizera/William Grarre
(FRA-FRA-FRA/Suzuki n°69) à 25 tours
6. Horst Saiger/Roman Stamm/Frédéric Chabosseau
(SLO-SUI-FRA/Kawasaki n°8) à 26 tours
7. Anthony Delhalle/Alex Cudlin/Rachid Al Mannai
(FRA-AUS-QAT/Suzuki n°95), 1er en SuperStock à 27 tours
8. Vincent Boquet/Emilien Humeau/Gérald Muteau
(FRA-FRA-FRA/Suzuki n°50) à 31 tours
9. Etienne Dupuis/Fabrice Holub/Kevin Hiernaux
(FRA-FRA-FRA/Kawasaki n°10) à 35 tours
10. Christophe Michel/Cyril Huvier/Emmanuel Cheron
(FRA-FRA-FRA/Metiss n°45), 1er en Open à 35 tours