Après une saison 2009 difficile chez BMW (14e du classement avec 17 points), le Polonais a fait un choix que beaucoup ont considéré comme surprenant en signant chez Renault durant l'hiver, une équipe traumatisée par l'affaire du Crashgate et en manque de résultats sportifs depuis le départ de Fernando Alonso. Après trois courses, on peut dire que Kubica a eu raison de prendre ce risque, car la R30 est bien née et l'alchimie se créée entre le pilote et l'écurie.
«Robert a très très envie de bien faire et il est très impliqué avec l'équipe, c'est un gros avantage pour nous, même s'il est difficile à évaluer, confirme Eric Boullier, patron de Renault depuis quelques mois. Depuis le début des essais de présaison, j'ai pu le voir très proche des ingénieurs. Il est également très exigeant, mais comme il obtient d'excellents résultats depuis le début de la saison, toute l'équipe a beaucoup de respect pour lui et ne rechigne pas à la tâche.»
Ce mariage réussi donne forcément des ambitions à Renault, qui se voit bien disputer la quatrième place à Mercedes : «L'équipe s'entend bien avec Robert, et réciproquement. De cette alchimie peuvent naître beaucoup de succès. L'équipe se donne à fond, le pilote est exigeant et obtient des résultats. Chacune des deux parties nourrit l'autre. Je m'attends donc à ce que nous devenions encore meilleurs.» - F. B.