Presque pas de dépassements, des positons figées du début à la fin de la course, des arrêts aux stands qui ne changent rien : la première course de la saison, dimanche à Bahreïn, n'a pas vraiment fait palpiter la foule, si ce n'est par le beau doublé des Ferrari. Martin Whitmarsh, le directeur de McLaren, en a conscience, pointant du doigt les nouveautés du réglements. Il estime qu'il faut changer certaines choses rapidement.
«Nous faisions partie des écuries qui réclamaient deux arrêts obligatoires par course car nous craignions les conséquences d'un seul arrêt sur le spectacle, a-t-il expliqué. Il faut examiner ça tout de suite. Il faut des pneus tendres qui s'abîment vraiment vite car ceux que nous avons actuellement peuvent tenir 20 tours, c'est trop. Les pneus ont été plus résistants que nous le pensions. Nous avons été les premiers à les changer parce que nous voulions en profiter pour doubler Nico (Rosberg), mais sinon nous aurions pu tenir 25 tours de plus alors que c'était des tendres. Si vous avez ce résultat avec des tendres, les durs peuvent eux tenir tout le temps que vous souhaitez.»
«Nous sommes tous conscients du problème, a-t-il ajouté. La F1 doit être divertissante, le public doit être attentif à tout ce qui se passe en piste, il doit y avoir du suspense. Aujourd'hui (dimanche), ce n'était pas le cas, et nous devons travailler ensemble pour changer ça. La première chose à faire concerne les pneus, il faut contraindre les voitures à s'arrêter deux fois. Si une voiture de sécurité était entrée au cinquième tour, nous serions alors tous rentrés aux stands pour mettre les pneus durs et faire tout le reste de la course avec. Il faut aussi rendre les pneus plus fragiles et modifier les voitures afin qu'elles puissent être plus proches les unes des autres et doubler plus facilement. Mais le double diffuseur, que nous avons tous désormais, empêche ça. Nous allons nous en débarrasser l'année prochaine, mais il faut trouver quelque chose à faire dès cette saison.»