Jenson Button affrontera cette saison Michael Schumacher et Fernando Alonso et nul doute qu'il aimerait bien imiter ces deux pilotes, qui font partie de ceux qui ont réussi des doublés, voire plus. Mais pour le moment, le Britannique se focalise surtout sur le bonheur de débuter une saison avec le statut de champion en titre : «Ce sera un honneur et une grande sensation de prendre le départ avec le n°1 sur ma voiture. Je ne vais pas trop penser à mes adversaires qui veulent me ravir ce titre. Evidemment mon objectif est de le conserver et il faudra prendre un excellent départ si je veux y parvenir. Je me sens comme neuf. Je pense que ça vient de mon changement d'équipe. Si je n'avais pas bougé, je ne pense pas que j'aurais la même détermination. Ici, tout est nouveau, et je veux accomplir de grandes choses.»
Si les McLaren sont apparues aux avant-postes lors des essais hivernaux, elles n'étaient pas les seules. Button reste donc prudent avant d'entamer la saison à Bahreïn : «Ferrari était devant lors de chacune des séances, et il ne faut surtout pas sous-estimer des pilotes tels que Fernando et Felipe. Mais les Red Bull sont également présentes, et Ross (Brawn), Michael (Schumacher) et Norbert (Haug) vont certainement tout faire pour gagner des courses. Où nous situons-nous au milieu de tout ça ? Difficile à dire, mais nous visons le sommet, ça c'est sûr.»
Parti de Mercedes (ex Brawn-GP) pour rejoindre McLaren, bastion de Lewis Hamilton, Jenson Button ne craint pourtant pas un traitement de défaveur face à Lewis Hamilton : «Nous pensons tous les deux que cette relation peut fonctionner. J'ai déjà travaillé avec de nombreux pilotes et ça s'est toujours bien passé. Le fait que nous soyons tous les deux champion du monde ne devrait pas changer les choses. Je suis persuadé que nous allons bien travailler ensemble. Lewis connaît mieux l'équipe que moi, forcément, il est ici chez lui, mais tout le monde a fait en sorte que je ne sente pas de favoritisme en sa faveur. Je reçois le même traitement et nos voitures sont les mêmes. Je ne suis absolument pas inquiet de ce point de vue.» - F. B.