«Sébastien Ogier, l'an dernier vous abordiez votre premier Monte-Carlo avec l'ambition de terminer le rallye... avant finalement de vous imposer. Quel sera votre ambition cette année ?
On l'aborde différemment car notre ambition ne peut être que de rééditer notre performance. Pour autant, ce sera difficile même si je ne me mets pas la pression avec ça. Je ne me mets pas dans la peau du favori. On a les capacités de se battre pour la victoire mais il y a des garçons qui ont fait toute la saison en IRC. Ils ont l'habitude de leur voiture et ils sont performants avec : c'est le cas de Kris Meeke (champion IRC 2009) et de Juha Hanninen (longtemps leader en 2009). Ils risquent d'être très rapides sur le «Monte-Carl». Il faudra aussi compter avec le vice-champion du monde WRC Mikko Hirvonen. Il sera performant. Ça fait beaucoup de prétendants.
Il y aura aussi le pilote de Formule 1 Robert Kubica. Que peut-il espérer avec sa Renault Clio 3 ?
Il a trop peu d'expérience en rallye et en plus il n'a pas la voiture pour jouer la gagne. Il peut être bon dans sa catégorie, au mieux, mais avec si peu de vécu, débuter par le Monte-Carlo n'est vraiment pas chose aisée.
A partir de quel résultat serez-vous content ?
Un podium serait très bon pour moi. Mais l'objectif premier reste de tout faire pour me battre pour la victoire.
Un autre Français, Stéphane Sarrazin, pilotera une Peugeot 207 et sera de fait votre coéquipier. Comment allez-vous gérer ce duo ?
L'objectif sera de faire gagner une Peugeot. A partir de là , chacun essaiera de se placer devant. Moi, je vais faire en sorte que la première Peugeot au classement soit la mienne même si selon le contexte on s'aidera autant que possible.
Après une première saison en WRC, où vous vous êtes classés 8e du classement général, quel bilan tirez-vous sur vos performances ? Où êtes-vous plus forts et qu'avez-vous appris ?
Beaucoup de choses ! je pense que rien n'est jamais acquis et qu'il faut se remettre en question. Je pense avoir désormais l'expérience de la voiture (Citroën C4 WRC). On la cerne mieux. Nos prise de notes, avec Julien (Ingrassia, son copilote depuis quatre ans), s'améliorent. Nous sommes capables d'anticiper les vitesses de course. Maintenant, pour être performants, il faut accumuler de l'expérience sur le terrain et répéter les rallyes. C'est très important de bien le connaître et de lui faire confiance quand on est dans ces voitures-là .» - Propos recueillis par Gaël NIVOLLET