«Solenne Mary, quel bilan tirez-vous de votre journée ?
On a été une équipe soudée, partie avec une idée en tête : aller chercher une médaille. On a tout de suite senti une bonne cohésion. Et on a pu tirer toutes les quatre, avec Léonore, Carole et Cécilia, au premier match. Ensuite, Cécilia a super bien tenu son rôle de quatrième en nous encourageant. Elle sait trouver les mots qui détendent. On a enfin retrouvé une dynamique, une façon de fonctionner entre nous.
L'argent, est-ce un métal qui vous satisfait ?
Cette médaille, il faut la savourer. Au début de la journée, si on nous avait dit que cela se passerait comme ça, on aurait signé tout de suite ! L'Ukraine a fait preuve de plus d'agressivité. Et, nous, de moins de lucidité. On n'a pas fait les bons choix. En face, c'était une équipe jeune mais qui a tout gagné. Elles sont championnes olympiques en titre.
La pause de plus de quatre heures entre les demi-finales et la finale n'a-t-elle pas été trop longue ?
Elle est la même pour les deux équipes. C'était long, on a mangé et décompressé. Moi, j'ai dormi sur la table du kiné. Je me suis sentie un peu oxydée sur mes deux premiers relais.
Vous aviez failli laisser échapper la demi-finale contre la Russie, revenue à 44-43 après avoir été menée 40-33.
On a bien géré jusqu'au dernier relais. Léonore a ensuite montré qu'elle était capable de finir. Il ne faut pas oublier qu'on a eu une saison difficile. Nos trois autres compétitions par équipes, on les a perdues contre les Russes en quarts. A force de défaites, on rectifie !» - Aurélien BOUISSET, à Antalya

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