Mardi, quand le peloton s'élancera de Prospect, cela ressemblera à ces moments où les premiers rayons du soleil vous extirpent du sommeil mais où l'on sent bien que la nuit n'est pas encore terminée. Première épreuve du World Tour, le Tour Down Under n'est pas à proprement parler un faux départ mais la saison ne s'ébrouera vraiment qu'avec les tours et trophées de février et haussera le ton avec Paris-Nice début mars. Cela dit, les organisateurs du Tour Down Under, une sorte de tour d'Australie méridionale autour d'Adelaïde, font le maximum pour le transformer en "grand tour" à leur échelle.
Cette année, l'ajout d'une arrivée en haut d'un col le cinquième jour, est une modification majeure. Elle peut casser définitivement une réputation d'épreuve pour sprinteurs déjà entamée par la victoire l'an dernier d'un rouleur, l'Australien Cameron Meyer (GreenEdge). «Si quelqu'un comme (Luis Leon) Sanchez (Rabobank) ou (Alejandro) Valverde (Movistar) décide d'attaquer là , il peut prendre suffisamment de temps au peloton pour s'imposer», prédit Matthew Goss, le vainqueur de Milan-San Remo, deuxième l'an dernier. Désormais équipier de Meyer chez GreenEdge, l'équipe star de l'épreuve avec le champion national Simon Gerrans et les vieux fusils Stuart O'Grady et Robbie McEwen, Goss devra tirer son épingle du jeu lors des premières étapes.
Mais la concurrence sera rude. A défaut du général, les purs sprinteurs devraient se rabattre sur ces premières étapes. Dimanche, André Greipel (Lotto-Belisol), vainqueur en 2008 et 2010, s'est montré intraitable lors du Down Under Classic. En l'absence de Mark Cavendish (Sky) et Tyler Farrar (Garmin), engagés l'an dernier, Alessandro Petacchi (Lampre), Gerald Ciolek (Omega-Quick Step) ou encore Romain Feillu (Vacansoleil) voudront se montrer. Pour la victoire finale, il faudra plus sûrement tabler sur un coureur mélangeant pointe de vitesse et résistance aux bosses. Un profil qui renvoie vers le revenant Valverde, vers Sanchez ou son jeune équipier Michael Matthews, mais également vers le Norvégien Edvald Boasson-Hagen (Sky) et l'Espagnol Oscar Freire (Katusha), qui lance là sa dernière saison, voire vers le Suisse d'AG2R Martin Elmiger, vainqueur en 2007. - X.C.
Cameron Meyer, Simon Gerrans, Matthew Goss (GreenEdge), André Greipel (Lotto-Belisol), Oscar Freire (Katusha), Heinrich Haussler (Garmin-Barracuda), Edvald Boasson Hagen (Sky), Alessandro Ballan (BMC), Alessandro Petacchi, Danilo Hondo (Lampre), Daniele Bennati, Linus Gerdemann (RadioShack-Nissan), Luis Leon Sanchez, Michael Matthews, Mark Renshaw (Rabobank), Alejandro Valverde (Movistar), Sandy Casar (FDJ-Big Mat) Romain Sicard (Euskaltel), Martin Elmiger, Manuel Belletti, Blel Kadri (AG2R La Mondiale), Romain Feillu (VAcansoleil), Gerald Ciolek (Omega Pharma-Quick Step)

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