Pourquoi le peloton laisse si peu d'avance aux échappés sur les étapes de plaine? (Nicoasm)
Les équipes de sprinteurs ne se permettent plus de laisser huit à dix minutes aux échappés avant de rouler à fond dans le final comme il y a une dizaine d'années. C'est une façon de limiter les risques et les efforts pour des formations peut-être moins fortes collectivement. Par rapport aux éditions précédentes, les échappées partent assez vite. C'est souvent le premier attaquant qui a raison. Cela élimine les mouvements de course et repose le peloton. Depuis le départ de Rotterdam, c'est souvent une partie de bluff entre équipes de sprinteurs et échappés avec un écart stabilisé autour de cinq minutes sans se livrer complètement avant que tout le monde roule à 100 % dans le final. Dans tous les cas, les coureurs échappés ont peu de chances s'ils sont moins que sept-huit. On l'a vérifié encore vendredi où deux équipes - HTC-Columbia et Lampre - ont été sans pitié pour quatre échappés.
Pourquoi Contador est-il aussi fort en contre-la-montre alors que c'est un pur grimpeur ? (theedoul)
Alberto Contador a une image un peu faussée. Ce n'est pas un pur grimpeur. Il a été toujours été un grimpeur-rouleur taillé pour les courses par étapes. Il a remporté sa première victoire chez les professionnels dans un contre-la-montre, au Tour de Pologne en 2003. Depuis, il a toujours progressé en parallèle dans le chrono et en haute montagne. Depuis l'an dernier, il a peut-être encore plus progressé dans l'exercice en solitaire, ce qui pourrait expliquer qu'Andy Schleck soit revenu à son niveau en montagne. Quant au physique, il n'y a pas besoin d'être grand et costaud pour être fort en contre-la-montre. C'est une question de rapport poids-puissance, de position sur le vélo, de mental et de talent pur. Je me souviens de Bernard Hinault qui était aussi fort dans la montagne que dans les chronos sans avoir un physique impressionnant.
Doit-on revoir l'attribution des points dans le classement de la montagne pour que cela intéresse les grands leaders ? (sportman2)
Beaucoup de commentaires critiquent la victoire d'Anthony Charteau dans le classement de la montagne mais ce n'est pas de sa faute si les favoris délaissent le maillot à pois. Le Français a gagné cette tunique non pas dans les petites côtes mais dans la haute montagne. Il s'est échappé dans la grande étape des Alpes, passant en tête au sommet du col de la Madeleine puis est reparti à l'attaque dans l'étape de Mende et dans les Pyrénées. Les leaders ont choisi de faire la course seulement dans les dernières montées, tant pis pour eux. Les organisateurs ont d'ailleurs adapté le barème en doublant les points dans les ascensions finales, ce qui a permis à Andy Schleck et Alberto Contador d'être troisième et quatrième du classement de la montagne. Plutôt que de changer encore ce barème, la vraie décision qui pourrait influencer leur comportement serait de remettre des bonifications en secondes au sommet : les échappés auraient moins de latitude et les leaders n'offriraient plus les victoires d'étape. - Jean-François BERNARD

Pour gagner dans les prairies de l'Essex en août, sur un parcours olympique atypique,...