[an error occurred while processing this directive]
A les voir danser au milieu du terrain au son des chants des supporters plusieurs minutes après la fin du match, on aurait pu croire que les Argentins étaient enfin champions du monde, huit ans après leur défaite crève-coeur en finale face à la Serbie-Monténégro. A l'époque où leur compatriote Ruben Magnano, actuel sélectionneur du Brésil, était encore leur entraîneur. Pourtant, ils venaient seulement de se qualifier pour les quarts de finale du Championnat du monde, où il affronteront la Lituanie jeudi (20h00), pour la quatrième fois consécutive grâce à leur victoire sur le Brésil (93-89). Mais mardi à Istanbul, ils ont surtout triomphé d'un adversaire tout aussi magnifique à l'issue du plus beau match de cette édition, un succès une nouvelle fois marquée par le talent de Luis Scola (37 points, 9 rebonds).
Le meneur brésilien Marcelo Huertas a pourtant tout fait, marquant 32 points, de loin comme de près avec des pénétrations à rendre vert de jalousie Tony Parker.
De bout en bout, les deux équipe sont restées au maximum à une ou deux possessions d'écart, sauf une fois, quand le Brésil a pris sept points d'avance (53-46, 23e) sur un 13-0 à cheval sur les deuxième et troisième périodes grâce notamment à leur formidable meneur Marcelinho (32 points). La petite échappée n'a pas duré, Carlos Delfino ramenant presque aussitôt les Argentins sur un trois points et d'un double pas dans le trafic (53-55, 25e). Mais les Brésiliens ont de nouveau été proches de réussir un uppercut au lancement du quatrième quart-temps avec deux trois points de Leandro Barbosa (72-66). Mais Hernan Jansen a répliqué par deux autres (72-72), le tout en une minute et trente-cinq secondes !
Les Argentins sont passés devant peu après sur un nouveau panier primé de Leonardo Gutierrez (77-74, 34e). C'était le dernier changement de leader de ce match qui restera dans les mémoires, encore fallait-il le savoir. Les Brésiliens se sont encore accrochés quand les Argentins sont repassés à +6 (85-79, 2'15" à jouer) en revenant à -1 (85-84, 1'28" à jouer). Mais Luis Scola, qui, avec son vieux compère Fabricio Oberto, a totalement dominé Tiago Splitter et Anderson Varejao, a alors marqué ses douzième et treizième paniers du match, Barbosa perdant la balle entre les deux (89-84, 24" à jouer). Il a bien fallu à ce moment-là que les Brésiliens se mettent à faire faute rapidement, mais ni Delfino, ni Scola n'ont craqué sur la ligne. X.C. à Istanbul
L'envers du décor et l'actu du Mondial : le twitter et le twitpic de xavier_lequipe

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...