«Mickaël Gelabale, est-ce que vous avez perdu ce match et même plus avant même de jouer ?
On a vraiment joué au début pour gagner le match. Ils ont mené, on est revenu. Puis Vincent (Collet) a fait des rotations et tout le monde n'était pas présent. Le cinq a bien démarré, il y a des changements, ça a été et ensuite... Donc ça nous a un peu mis dedans et au final, ils ont mené de quinze points pendant un bon moment. On a tout fait pour vraiment revenir et gagner ce match mais le temps est passé et le match était quasi fait. On a essayé de jouer en dessous des douze points.
Que voulez-vous vous dire par "Tout le monde n'était pas présent" ?
Tout le monde n'a pas mouillé le maillot. Tu as très bien vu que Vincent n'a pas fait jouer tout le monde (Ali Traoré, notamment, n'a joué que 6'30", ndlr). Je ne cherche pas de polémiques, il faut qu'on arrive à se ressouder et que quand quelqu'un rentre sur le terrain, il fasse ce qu'il a à faire.
«Tout le monde n'a pas mouillé le maillot. (..) Il faut qu'on fasse la mise au point entre les joueurs et qu'on arrive à rejouer.»
Comment expliquez-vous cette différence entre les joueurs ?
On a dû trop bien jouer au début et tout le monde veut récupérer sa part, or ça ne brille pas pour tout le monde. Tous les joueurs qui sont ici sont un peu des leaders dans leurs clubs. Il faut qu'ils arrivent à se mettre dans la tête que là , c'est l'équipe de France. On n'est pas en club. Ce qu'on vit est notre histoire et ça ne va pas durer longtemps.
Est-ce que vous pouvez encore vous remobiliser ?
Bien sûr que ça peut s'arranger. On est des humains, on arrive à se parler et on se comprend. Il faut qu'on fasse la mise au point entre les joueurs et qu'on arrive à rejouer. J'irai voir le capitaine (Boris Diaw) et le co-capitaine (Florent Pietrus) pour voir si on arrive à faire un petit point entre nous. Enfin c'est mon idée. Il faut se remettre en cause dès ce soir (jeudi). On n'a plus rien à perdre. Il faut que le jour J, tout le monde soit motivé.
Est-ce que vous vous sentez capables de battre le Turquie ?
En 2005, on est allés battre la Serbie chez eux (en huitièmes de finale de l'Euro). On est capable de remettre ça. Mais pour cela, il faut qu'on arrive à se retrouver et à jouer notre basket.»
Propos recueillis par Xavier COLOMBANI, Ã Izmir

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