Celtics-Lakers, l'affiche la plus courante des NBA Finals, la plus légendaire de la NBA, l'une des plus sacrées des sports US, était relativement inattendue cette année. Personne ne donnait cher de Boston à la fin de la saison régulière. Sauf que... «On n'avait jamais été aussi en forme. C'est le meilleur Kevin (Garnett) de la saison . Paul (Pierce) se sent aussi hyper bien», déclarait "Doc" Rivers après une septième défaite en dix matches contre Milwaukee. Il savait - et on a vu. Miami inquiétant ? Vite menés 3-0, éliminés 4-1. Cleveland, n°1 de la saison régulière ? Sorti 4-2, sans l'avantage du terrain. LeBron tente de s'en remettre. Orlando, propulsé un peu vite favori après deux 4-0 ? Là aussi, une tendance vite dessinée : 3-0 dont deux succès à l'extérieur, pour un succès 4-2. «Ces gars jouent chaque match comme si c'était le dernier du championnat», lâche Dwight Howard. «Ce cinq-là (Rondo-Allen-Pierce-Garnett-Perkins) n'a jamais perdu une série, jamais», rappelle Rivers.
Plus encore que San Antonio, vainqueur de Dallas avant d'exploser face à Phoenix, plus encore qu'Utah, qui surprend Denver avant d'être balayé par les Lakers, les C's incarnent l'esprit de rebellion de ces play-offs imprévisibles. Et c'est de cette équipe renaissante dont héritent les Lakers. Bref : tout sauf un cadeau pour des tenants du titre bien mais pas terrifiants, capables de laisser deux matches à des (talentueux) bizuths (Oklahoma City) au premier tour avant de renvoyer fissa le Jazz à ses études, de se faire remonter de 2-0 à 2-2 par les Suns avant de conclure à Phoenix avec 37 points de Kobe Bryant. Bref, des tenants du titre sereins, invaincus à domicile en play-offs et qui ont l'avantage du terrain en finale, avec un leader digne «de Superman», dixit Lamar Odom, et un Pau Gasol désigné «meilleur intérieur de la NBA» par Barack Obama. Des Lakers juste tracassés par un genou de Bynum - sachant que Rajon Rondo a un souci au dos côté Boston mais que ces deux-là devraient être aptes.
Une fois connue cette affiche un peu surprenante mais si alléchante, de nombreux repères historiques sont revenus à la surface. Qu'ils évoquent la grande Histoire - cette douzième finale Lakers-Celtics depuis 1959 oppose deux équipes qui ont remporté une grosse moitié des titres NBA, 32 sur 63 - ou les petites histoires, celles qui renvoient à une revanche de la finale 2008, gagnée par les Verts (4-2). «Une des choses que j'ai dit à mes joueurs est que une fois que le match aura commencé, ce ne sera plus que du basket, explique Doc Rivers. Ce sera l'équipe qui aura été le plus concentrée, qui aura le mieux suivi son plan de jeu (qui gagnera).» D'autant qu'en deux ans sont survenus des changements d'importance : ajout de Ron Artest, le «complément parfait de Kobe», côté Lakers ; leadership pris par Rondo côté Celtics, avec en sus la perte de Posey - joueur essentiel en 2008 - et House mais aussi les arrivées de Daniels, Finley, Robinson et Wallace. De tout cela peut-on sortir un pronostic ? On ne s'y risquera pas. X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...