Alors comme ça, on prend les mêmes qu'en 2008 et on recommence ? LA Lakers versus Boston Celtics. Ayant eu la faiblesse d'écrire que l'on croyait aux chances d'Orlando, on ne va pas faire le mariole en pronostiquant la finale, quoique... A l'heure où, plus que jamais, « la défense gagne les titres », on a envie d'écrire -pure provocation vis-à-vis des « C's »-, que les Lakers seront, avec Ron Artest, moins manoeuvrables de ce côté-là qu'il y a deux ans. Et à la question : qui arrêtera Rajon Rondo ? Pourquoi ne pas répondre : Kobe, occasionnellement au moins. Question subsidiaire : un trop gros travail défensif altèrera-t-il sa fraîcheur et son rendement dans le money time ? C'est assez lourd d'enjeu mais ce qui est certain, c'est que le Kobe Bryant actuel n'a plus rien en commun avec l'attaquant aux pourcentages incertains d'une bonne partie de la saison régulière. Plus clutch que jamais KB, bien plus que LeBron James à l'heure H. Le meilleur de Bryant face au meilleur de Boston ? On va se régaler, d'autant que les deux adversaires ont des arguments à revendre. Alors, Boston en 7 ? LA en 6 ? Tout se joue... sauf un coup de balai. A propos de bonne défense et de coup de balai, un petit coq à l'âne, très loin de la NBA, juste pour vous livrer un sentiment sur une situation qui semble s'arranger mais nous paraissait très, très bête.
Le Paris-Levallois n'a plus que deux joueurs sous contrat, ses meneurs. Il ne désespère pas de maintenir A.D. Vassallo sous son maillot -gros challenge car les sirènes chantent fort-, discute aussi avec Lamont Hamilton et devrait finalement conserver son coach Jean-Marc Dupraz avec un contrat d'objectifs de 1+1. Franchement, il n'était que temps. Le déni de confiance d'une partie des actionnaires du P-L envers Dupraz nous semblait fondé sur les plus stupides raisons. Etaient stigmatisés, en gros, son manque de communication, son obstination maniaque à sanctuariser son groupe, voire une personnalité trop austère pour ce Paris toujours trop vite en mal de paillettes.
Moyennant quoi, le « clergyman » Dupraz n'a-t-il pas contribué justement à protéger ses troupes de trop d'égarements ? Il est resté ferme sur ses convictions -défense d'abord, défense toujours- autant que sur son quant-à-soi, donnant le cap et le ton, assurant une impeccable remontée en Pro A, puis un maintien luxueux avec ticket de play-offs. Tout ça, avec un revolver sur la tempe. Il a bien mérité de garder les clés du camion. - Jean-Luc THOMAS

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...