Le 28 janvier dernier dans son antre, Orlando retrouvait Boston, un peu plus d'un mois après avoir offert à son public un cadeau de Nöel empoisonné face à ces mêmes Celtics (77-86). La soirée s'est conclue par un succès étriqué (96-94), mais avec un goût amer pour Vince Carter. La recrue phare du Magic a subi les huées de ses propres fans, après un tir manqué de trop (6 pts à 2/13 en 30', au final). Recrue phare de l'équipe floridienne, choisi pour son expérience et son talent offensif, l'ancien de Toronto devait être la pièce manquante du puzzle que constitue la quête du titre NBA. Un rôle qu'il peine à assumer. Ses épisodiques sorties haut de gamme en février, ou face aux Lakers début mars, ne suffisent pas à faire oublier un mois de janvier calamiteux (8.7 pts de moyenne en 27', et moins de 30% de réussite aux tirs). Et les questions qui se posaient déjà auparavant. À l'automne, les maladresses de l'ancien All Star et ses prises de tirs intempestives, ont été mises sur le compte de l'adaptation, Carter devant trouver ses marques au sein du collectif d'Orlando et vice-versa.
«Vince a été recruté pour être l'homme de la situation. Et on a besoin qu'il le soit si on veut atteindre nos objectifs» (JJ Redick)
Les semaines qui se sont écoulées ont, au lieu de cela, mis en lumière son incapacité à être décisif dans le money-time. Stan Van Gundy a réglé le problème en choisissant parfois de se priver de l'ex-joueurs des Nets dans le quatrième quart-temps. Ce qui remet indirectement en question la politique des dirigeants du Magic pendant l'été. Si l'équipe floridienne s'est hissée en finale NBA la saison dernière, elle l'a dû en grande partie au rendement de Hedo Turkoglu, son adresse et son envergure ayant fait des ravages...notamment lors du money-time. Le désormais Raptor apportait sa science des tirs à trois points, l'une des armes principales d'Orlando. Cette saison encore, le Magic s'appuie sur sa philosophie d'attaque à distance. C'est l'équipe qui a tenté le plus de tirs à trois points jusqu'à présent (1 910 tirs pris au 20 mars, 1 750 pour New York, le deuxième dans ce domaine). Malgré les difficultés de Carter à entrer dans ce schéma, lui qui tourne à 31,8% aux tirs à trois points. Un autre exemple montrant que la greffe n'a pas encore pris. Carter a encore un peu de temps pour se hisser au niveau des attentes. La vérité, comme toujours, éclate après le mois de mai. - J. Te.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...