Gravelines a joué à se faire peur. Avec ses moyens actuels, la JAV a tenté d'en profiter. Cela a fonctionné un temps seulement. Le temps que l'effet de surprise de la rebellion auvergnate, trop tardive, ne s'estompe en même temps que les étincelles éphémères de Kareem Reid (9 pts, 6 pds). Le meneur vichyssois a été croqué par son vis-à -vis, Ben Woodside (12 pts, 3 pds), utile par sa vivacité et sa capacité à réguler le tempo. Woodside n'a cependant pas été le seul moteur du BCM lors de son entame de match en trombe (13-3, 7e) puis pour s'envoler au score à la fin du deuxième quart-temps (44-26). D'emblée, les Nordistes ont affiché une adresse redoutable (14/26 aux tirs et 10/15 aux lancers en première période), à l'image de Tony Stanley, auteur d'un 3/3 à longue distance avant la pause. Le BCM a mis en place un dispositif efficace en périphérie, mais s'est surtout appuyé sur un secteur intérieur dominant.
JK Edwards (13 pts) a imposé son activité physique sous les panneaux, concrétisée par de nombreux rebonds (13) et des fautes (9/14 aux lancers). Il a ajouté quatre interceptions à sa copie, soit le double de celles de son compère, Cyril Akpomedah, qui s'est "consolé" en terminant meilleur marqueur du match (17 pts à 7/10), mettant en évidence sa faculté à s'éloigner du cercle. La défense de la JAV, la meilleure de Pro A à l'aube de cette journée, s'est complètement effilochée devant autant d'éléments contraires. Mais le vent de la maladresse a tourné, le BCM se mettant à arroser, notamment de loin (2/12 en deuxième période). Vichy y a vu une lueur d'espoir, et la récompense de la nouvelle intensité mise dans les duels. Elle a dominé les débats aux alentours de la demi-heure de jeu, revenant même à 9 points (60-51, 32e). Mais c'était le maximum qu'elle pouvait faire, au cours de deux dernier quart-temps terminés en tête (19-16 et 16-12), certes, mais trop brouillons. - J. Te.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...