Et dire qu'en début de saison, on voyait les Celtics gros comme leur turbulente maison, leur Garden imprenable. Pour autant que la santé suive, disions-nous. Elle n'a pas trop suivie mais surtout, eux qui étaient si durs en défense faisaient peine à voir dimanche soir sur le parquet d'un Cleveland pourtant tête en l'air. De la dureté, ne restait que le vice et on ne gagne pas un titre juste avec du vice.
Il faut croire que l'actu du week-end s'est évertuée d'ailleurs à mettre cul par dessus tête nos convictions les plus établies. On tenait pour certaine la rigueur de Cholet dans le money time ? Après avoir vu les dernières possessions de Cholet-Gravelines (72-73), il y a avait de quoi se marrer. Ah, la belle bourde !
Finalement, ce qui ne nous prend pas à contre-pied - sans qu'il n'y ait rien de rassurant là-dedans-, c'est la situation des Bleus en NBA. Certains de nos plus fidèles contradicteurs grognaient ferme lorsque nous écrivions que si Tony Parker devait faire un break en sélection, ce serait plutôt intelligent cet été. L'évolution de la santé de TP n'a fait que confirmer la menace, même s'il se refuse encore à prononcer un stop officiel. Et qu'en sera-t-il de Noah ? De Batum ? L'ancien manceau pète le feu à Portland mais laisse entendre que les Blazers accepteront difficilement qu'il enquille quatre campagnes internationales de suite (en comptant l'Euro 2009).
Crawford Palmer, l'interface de la FFBB auprès des franchises, ne voulait surtout pas donner dans le catastrophisme lorsque nous évoquions le sujet avec lui tout récemment, mais il soulignait à quel point les clubs sont difficiles à manoeuvrer tant que le joueur est dans son contrat rookie. Et l'ami Braziou aura beau s'indigner que les Bleus ayant signé la charte de l'équipe de France 2012 ne répondent pas présent le doigt sur la couture du short, le dossier ne peut se régler sur un claquement de doigts. En vérité, le rapport de forces n'existe même pas. Par exemple, une suspension requise en NBA, via la FIBA, pour les « déserteurs » ferait beaucoup rire de l'autre côté de l'Atlantique. A commencer par Mark Cuban, le boss de Dallas, adversaire déclaré des sélections et patron de Rodrigue Beaubois. Tiens, un de plus qui y regardera à deux fois !
Jean-Luc THOMAS
PS : On sait la passion pour l'histoire de son sport de l'ancien coach et DTN Gérard Bosc. Faute d'inventer les mètres carrés inaccessibles à son musée du basket, il en a fait photographier et scanner les trésors. Musée virtuel donc, à visiter sur Basketfrance.com

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