En raison notamment des fautes du secteur intérieur, tout le monde a eu sa chance jeudi côté Lakers. Josh Powell, Shannon Brown, Didier Mbenga... Mais personne ne l'a aussi bien saisie que Trevor Ariza (2,05m, 23 ans). L'ailier titulaire de LA montait lentement en température dans cette finale (3, 8 et 13 points). Le point d'ébullition a été atteint dans le troisième quart-temps du match 4 avec une série de paniers digne de la première période de Kobe Bryant dans le match 3. Onze points inscrits en trois minutes pour combler un retard de dix unités (de 51-41, 27e, à 53-54, 29e), dont un lancer franc inscrit après avoir provoqué la quatrième faute de la plaque tournante Hedo Turkoglu. Le Turc ne reviendra plus du troisième quart-temps. Le tout en ne se ménageant pas en défense et dans le style athlétique et fonceur, mélange de talent encore brut et d'éclairs de génie, qui caractérise ce joueur abasourdi par la perte en 1996 de son petit frère Tajh, décédé dans un accident à l'âge de six ans. Et dire qu'Ariza, qui a pris la nationalité domincaine de son grand père, jouait à Orlando (7,2 points en 89 matches) avant d'être transféré en 2007. «On lui souhaite le meilleur», avait alors dit le GM d'Orlando, Otis Smith. Une formule consacrée dont il n'imaginait probablement pas la portée...
En terme de difficulté familliale, Derek Fisher a également été servi avec le cancer à l'oeil de sa fille Tatum qui l'avait poussé à quitter Utah en juillet 2007 pour revenir à Los Angeles. Car si Ariza est une révélation, Derek Fisher est une confirmation. Le vieux fusil (34 ans), avec qui il a déjà remporté trois titres en 2000, 2001 et 2002, était enrayé en play-offs (18/66 à 3 points) mais reste capable de dégainer au meilleur moment. Digne d'un Robert Horry, Fisher a encore réussi deux trois points qui tue, à quatre secondes de la fin du quatrième quart-temps et à trente secondes du buzzer final.«C'est Derek. Il a une confiance extrême et pour lui, les tirs en fin de match ont l'air plus faciles que tous les autres», résume Kobe Bryant. Pour lui, cette finale 2009 n'est que du bonus car son heure de gloire a déjà eu lieu avec son shoot mythique réussi en 2004, à 0"4 (!) du buzzer face aux San Antonio Spurs en demi-finale de conférence. «Ces tirs sont même meilleurs que celui réussi à 0"4 parce que là on est le plus prêt possible du but qui est le notre», affirme Fisher. X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...