Les Bleues seraient-elles des caméléons ? Alors qu'on leur reprochait de trop se concentrer sur leur défense au point d'en oublier l'attaque, elles ont cette fois largement dépassé leur moyenne et ont battu l'équipe la plus offensive du tournoi, la Biélorussie (72-60), pour leur premier match du deuxième tour de l'Euro.
Gruda meilleure marqueuse
La partie commençait sur un rythme très timide, au point que l'on se demandait si elle avait vraiment débuté. Le premier quart-temps s'achevait sur une légère avance en faveur des grandes Biélorusses (18-15). Au début du deuxième, Emilie Gomis remettait les Bleues dans la partie, et Céline Dumerc interceptait une balle cruciale à 21 partout. Les Françaises, emmenées par Sandrine Gruda (17 points, photo L'Equipe) et Emmeline Ndongue (12 points), commençaient à donner le ton (28-23 à la 14e). Edwige Lawson-Wade réussissait un 3 points bien loin derrière la ligne, et l'on se disait que les Bleues en avaient vraiment assez de leur réputation d'équipe frileuse. Elles atteignaient la pause sur le score de 41-33, avec un pourcentage dans le champ à 55%, bien au-delà de leur petit 36,8% réussi jusque-là.
Place à la défense dans le dernier quart-temps
Le troisième quart-temps voyait les Biélorusses recoller au score. Sandrine Gruda, pourtant, était au four et au moulin, réussissant des shoots peu évidents, contrant, interceptant et provoquant des fautes offensives. Mais Leuchenka était vigilante et maintenait les Biélorusses à 4 points d'écart (53-49 pour la France à la fin du troisième quart-temps). Intimidées ou peut-être tout simplement moins bien physiquement, les Bleues, vexées, parvenaient néanmoins à fournir l'effort supplémentaire pour se détacher. Elles retrouvaient leurs vertus défensives, contrant par ci, interceptant par là, et prenaient le large (62-52 à 6 minutes de la fin).
Les Biélorusses tentaient alors de déstabiliser les Françaises par leur jeu d'attaque virevoltant. La meilleure attaque défiait la deuxième défense : le match s'emballait, mais les Bleues se souvenaient que c'était le moment de fermer la porte, avant la bataille de lancers-francs en fin de partie. L'impact physique tricolore faisait plier les filles de l'Est, qui ne pouvaient que constater les dégâts. Voilà une belle victoire à confirmer lundi face à l'Espagne et mercredi contre la Serbie. - F.R.

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