Comme au premier tour, où elle avait obtenu d'entrée une victoire sur la République Tchèque, l'équipe de France débute la phase de poules des huitièmes de finale par un authentique exploit. Les Bleues dominent (74-64) les Russes, vice-championnes du monde en titre, lors d'une rencontre où elles ont toujours compté six points d'avance ou plus après la 17e minute, samedi à Barueri. Les Françaises devront probablement valider leur billet pour les quarts de finale, lundi face à la Chine.
Avant l'entre-deux initial, le sélectionneur Alain Jardel avait rappelé sur Sport+ la grande importance de ce match à la veille d'un revers annoncé face aux invincibles Américaines : «Si on ne bat pas les Russes, on n'aura plus toutes les espérances en main. Il faudra compter sur des erreurs de parcours de la Chine». Pour renforcer sa défense face au duo composé de l'ailière Korstine (ex-Bourges) et de l'intérieure Stepanova (2,02 m), il remplaçait Gomis et Gruda dans le cinq majeur par Bade et Dijon, plus physiques. Ces deux-là fûrent d'ailleurs les plus promptes à s'illustrer dans deux premiers quarts-temps où les Bleues ont touché à l'excellence (41-27).
+16 à la 22e minute !
Hormis un passage difficile entre la 4e et la 7e minute (de 5-0 à 7-11), les Bleues ont posé une main de fer sur cette mi-temps grâce à une défense percutante. Les Russes perdaient la bagatelle de 13 ballons alors que Jardel trouvait des rotations pour contrer le déficit de taille à l'intérieur. Les rebonds offensifs pleuvaient (10) et Nathalie Lesdema (15 pts au final) s'illustrait. Les Françaises réussisaient un 9-0 dans le deuxième quart (de 27-25 à 36-25) et l'écart montait même à +14 (41-27) avant de rentrer aux vestiaires sur un panier à trois points de Céline Dumerc.
La troisième période débutait sans surprise avec une défense russe plus réactive. Sandra Dijon creusait l'écart poste bas (43-27, 22e) avant que la France n'encaisse un 12-2 avec un bon passage de Vovopynova (45-39, 26e). L'écart oscillait ensuite entre +6 et +10 (55-47, 30e). «Il n'y a plus que le porteur de la balle qui bouge !», s'énerve alors Jardel. Ses joueuses l'écoutaient et assuraient l'essentiel dans le quatrième quart-temps face à une sélection mal en point. L'écart remontait à +13 (63-50, 33e) et même la sortie temporaire d'Audrey Sauret-Gillespie, touchée au font, ne faisait pas perdre le sourire aux Françaises. Le quart de finale n'est plus forcément qu'un objectif, il peut devenir le minimum à attendre d'elles. X.C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...