«Patrice Mourier, comment expliquer les échecs à Moscou de vos chefs de file Steeve Guénot (champion olympique en -66 kg) et Mélonin Noumonvi (vice-champion du monde 2009) ?
Steeve s'est heurté à des adversaires qui le connaissent désormais par coeur et qui se contentent d'attendre de passer au sol. Ce n'est pas ma conception de la lutte, mais il faudra faire avec à l'avenir. Steeve a fait le boulot. Ça finira pas payer. «Mélo», il vit une saison difficile. Il n'a pas eu le temps de soigner complètement une blessure à la cheville droite et a fait une rechute dès les premières secondes de son combat perdu mardi. Il a fait les stages sur une jambe et en a manqué un en raison de sa récente paternité. Il n'était forcément pas à son niveau en arrivant à Moscou. C'était un pari, manqué.
Les Français sont loués pour leur style mais ce sont les lutteurs plus attentistes qui amassent les médailles. Ne faut-il pas revoir votre façon de lutter ?
On en a parlé avec les garçons cette semaine car certains commencent à se poser des questions. Mais non, nous n'allons pas changer de style. Il faut attaquer, donner du rythme, produire du jeu. Ça va finir par payer, j'en suis convaincu. Mais il faudrait vraiment que les arbitres commencent à sanctionner les comportements passifs de certains. A Moscou, nous n'avons pas eu de réussite - ça ne peut pas toujours rigoler - mais les résultats vont suivre.
Les Mondiaux 2011 en Turquie seront qualificatifs pour les JO. Les résultats décevants de Moscou ne vous inquiètent pas ?
Je ne suis ni inquiet pour l'an prochain, ni inquiet pour Londres. On est un peu dans le creux aujourd'hui. Mais si on analyse les combats, on voit qu'on n'est pas largué par la concurrence, loin de là . Sur ce que je vois, on peut être optimiste. On va continuer à développer la même lutte, en espérant plus de vigilance des arbitres, et je suis convaincu qu'à Londres ça va payer.» (AFP)

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...