Il n'a que 21 ans mais déjà il peut marquer l'histoire de son sport. Teddy Riner, colosse de 2,02 m pour 130 kg de muscles, s'est envolé ce mercredi, avec ses 23 coéquipiers de l'équipe de France, direction Tokyo et les Championnats du monde, qui débutent le 9 septembre prochain. Là -bas, le judo est roi et le Guadeloupéen évoluera forcément en terre hostile sur les tatamis où l'accueil risque d'être musclé. Mais qu'importe, Riner, malgré son jeune âge, s'est fixé un nouveau défi. Il veut décrocher deux nouvelles médailles d'or, dans sa catégorie, la plus prestigieuse, les plus de 100 kg, puis en toutes catégories. Le Levalloisien possède déjà trois titres mondiaux (2007, 2008, 2009). Du coup en cas de succès, il deviendrait ni plus ni moins le premier poids lourds à détenir cinq titres mondiaux.
«Les défis sont faits pour être relevés. Ce n'est pas pour rien que je le fais»
«Les défis sont faits pour être relevés. Ce n'est pas pour rien que je le fais. Ce n'est pas forcément pour battre David (Douillet) mais pour marquer une nouvelle page dans le judo, aller de l'avant» Douillet, son illustre aîné dont il a pris la place, serait ainsi effacé des tablettes puisque seuls trois judokas ont été sacrés quatre fois champion du monde chez les lourds : David Douillet en 1993 (+95 kg), 1995 (+95 kg et toutes catégories) et 1997 (+95 kg), le Japonais Naoya Ogawa en 1987 (toutes catégories), 1989 (+95 kg et toutes catégories) et 1991 et le Japonais Yasuhiro Yamashita en 1979 (+95 kg), 1981 (+95 kg et toutes catégories) et 1983.
«Je vais doubler mais je préfère me dire dans ma tête qu'il y a d'abord le 9 (+100 kg) et après on va sur une nouvelle journée. Mais quoi qu'il arrive le 9, je ferai les toutes +cat+ », précise Riner, un brin prudent. Pour l'instant, il n'a connu qu'un seul accroc dans sa jeune carrière, c'était aux JO de Pékin où il n'a ramené que le bronze alors que l'or lui était promis. Pour l'heure, le prodige et toute la délégation doivent séjourner durant cinq jours à Chiba, une ville portuaire et balnéaire du nord-est du Japon, où ils s'entraîneront dans l'université de la ville avant de se rendre le 7 septembre à Tokyo. (Avec AFP)

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...