«Sidney Gavignet, Avez-vous conscience que ce record vous fait changer de dimension, pas pour vous mais par rapport aux autres ?
Par rapport aux autres, très sincèrement cela m'importe peu. En revanche pour tous les gens qui travaillent sur ce projet depuis que nous l'avons mis en marche, je suis très content pour eux. L'autre jour, je suis passé au chantier à Lorient, il y avait vingt-cinq personnes qui travaillaient d'arrache-pied, je me suis dit qu'il fallait être à la hauteur de ce qu'ils faisaient. Plus que le record, je voulais un bon entraînement. Cela a été le cas.
Le tour des Îles Britanniques, cela représente une demi Route du Rhum. Considérez-vous que dans ce record vous avez été confronté aux difficultés qu'il y aura entre Saint-Malo et Pointe-à -Pitre?
J'avais prévu de faire ce record comme un entraînement, je pense qu'il est plus dur que 'le Rhum'. Partir à une date fixe, sans me préoccuper de la météo... En fait on a décalé de 48 heures pour des raisons pratiques. Ce que je voulais c'est partir dans des conditions de course, pas dans des conditions de record. Je voulais faire beaucoup de (parcours) côtier, je suis même allé dans le sable. J'ai fait beaucoup de manoeuvres. Je ne pouvais pas trouver mieux comme entraînement. Sur la fin, j'ai fait beaucoup de portant avec le gennaker, ce sont des conditions que je devrais retrouver pendant le Rhum. Je suis aussi très content du choix des voiles, elles sont vraiment très efficaces.
Maintenant quel est le programme du marin et du bateau, Ira-t-il en chantier, jusqu'Ã la Route du Rhum ?
Non, Oman Air Majan n'ira pas en chantier, tout a été bien fait et il faut laisser souffler l'équipe. Nous naviguerons le premier week-end de septembre à La Trinité-sur-Mer, pour un festival "Happy Baie". Ensuite, il y aura des sorties d'entraînement avec des marins omanais et des gens du sultanat. Rien d'exceptionnel jusqu'à Saint-Malo.» (AFP)

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