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Les nageurs français ont transformé la zone mixte, dans laquelle ils répondent aux journalistes, en annexe du Club France en décrochant cinq médailles en une demi-heure, entre 17h00 et 17h30. Au point de voir certains nageurs attendre leur tour pour répondre aux médias, ou encore Camille Lacourt tomber dans les bras de son entraîneur Romain Barnier dans le dos de son dauphin Jérémy Srravius, qui remplit ses obligations médiatiques.
17h02, 50m papillon hommes. Frédérick Bousquet réalise un bon chrono (23''41) mais s'incline pour 24 centièmes face à l'Espagnol Rafael Munoz Perez, son ancien partenaire à Marseille. Comme en séries et en demi-finales. «Ca change enfin des médailles en chocolat», apprécie le Catalan, qui avait collectionné les quatrièmes places dans le même bassin quatre ans plus tôt. Bousquet s'offre aussi sa première médaille individuelle en grand bassin.
17h14, 100m dos. La course, promise à Camille Lacourt, ultradominateur jusque-là , n'échappe pas au Marseillais, auteur d'un chrono extraordinaire (52''11). Il s'offre le record d'Europe et réalise la deuxième meilleure performance de l'histoire, à 17 centièmes du record du monde de Peirsol. A 25 ans, il signe son premier succès international, loin devant Jérémy Stravius (à 1''33) et le Britannique Liam Tancock, repêché au dernier moment.
17h18, 50m papillon. Mélanie Henique, 17 ans et demi, crée la surprise en arrachant la troisième place (en 26''09) d'une course enlevée par la Suédoise Therese Alshammar. La jeune Amiénoise réalise le coup parfait pour sa seule épreuve individuelle.
17h29, 100m brasse. Pendant que les premiers médaillés font leur apparition, Hugues Duboscq obtient une huitième médaille dans un grand événement en terminant deuxième, loin derrière le Norvégien Alexandre Dale Oen, intouchable (59''20). Le Havrais, à qui l'or échappe encore une fois, savoure quand même cette victoire. Il regrette simplement de n'être pas passé sous la minute (1'00''15) pour avoir manqué son virage.
Les entraîneurs français peuvent afficher le sourire. Et leurs homologues étrangers s'inquiéter en pensant au relais 4 nages aligné dimanche par l'équipe de France masculine...
Alexandre Queyroy, Ã Budapest

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