Après onze jours de navigation - pour un record à battre d'un peu moins de 51 jours - Groupama 3 est désormais en retard par rapport aux temps de passage d'Orange. Franck Cammas et son équipage étaient à environ 19400 milles du but, soit une centaine de plus que Bruno Peyron et les siens, qui avaient pris une route plus à l'Est. Selon les prévisions, il fallait encore faire le dos rond pendant environ 24 heures, sachant que le trimaran géant doit atteindre les Quarantièmes Rugissants vendredi matin.
«Même si nous ne sommes pas en bonne posture pour entrer dans l'océan Indien, ce dernier se présente favorable...»
«J'espère que nous sommes sortis de la zone de brise la plus faible, expliquait Franck Cammas à 12h30 lors d'une communication téléphonique relayée par le site officiel, cammas-groupama.com. Ce jeudi matin, nous n'étions même pas à six noeuds de moyenne, avec moins de trois noeuds de vent. Nous sommes heureusement en train de quitter ces bulles qui se referment derrière nous. (...) Il y a deux jours, nous avons opté pour le plus risqué, c'est-à-dire traverser des zones de calme plat et on s'en sort mieux que d'avoir fait un grand détour pour les contourner ! (...) Au final, nous aurons moins de retard lors du passage du cap de Bonne-Espérance que nous le pensions à Ouessant. Cela ne représente que le quart du Trophée Jules-Verne. Même si nous ne sommes pas en bonne posture pour cette entrée dans l'océan Indien, ce dernier se présente favorable...»

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