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Jeux d'hiver

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Le 02/02/2010 à 10:30 | Mis à jour le 03/02/2010 à 13:49
 

JO - Rétro

Saint-Moritz 1948

Henri Oreiller incarne le symbole de la réussite française lors des Jeux d'hiver disputés à Saint-Moritz en 1948.(EQ)
Henri Oreiller incarne le symbole de la réussite française lors des Jeux d'hiver disputés à Saint-Moritz en 1948.(EQ)

EN BREF

LE CONTEXTE. C'est dans un cadre idéal pour la pratique des sports hivernaux - la ville de Saint-Moritz - que s'ouvrent les cinquièmes Jeux Olympiques d'hiver. Dotée des meilleures infrastructures du moment (funiculaire, patinoire artificielle, tremplin et piste de bob), la station suisse accueille les 27 nations et les 669 concurrents du 30 janvier au 8 février.

Après douze ans d'interruption dûs à la Seconde Guerre Mondiale, ces cinquièmes Jeux sont baptisés les «Jeux du renouveau». Le Japon et l'Allemagne ne sont pas conviés en terre suisse, les souvenirs de la guerre étant encore trop présents.

Vingt-deux épreuves sont au programme lors de cette semaine olympique. James Couttet, le skieur de Chamonix, emmène la délégation française lors de la cérémonie d'ouverture. Les trois patineuses françaises, chics et gracieuses avec leurs tenues marines et leurs casquettes blanches, monopolisent les kilomètres de pellicule et reçoivent la majorité des vivats.

La manifestation s'achève dans la polémique. Les Américains font défiler deux équipes de hockey sur glace, dont une soupçonnée de professionnalisme, l'AHA. Le CIO se fâche et disqualifiera les Etats-Unis du tournoi. Les épreuves olympiques, notamment le hockey sur glace, débutent donc dans le plus grand désordre. Mais le lendemain, les frissons seront garantis avec la descente olympique où un certain Henri Oreiller s'illustrera...

Henri Oreiller (France) - ski alpin (descente) : Originaire de Val d'Isère, le Français décroche deux titres olympiques, en descente et combiné. Il abandonne par la suite le ski pour les rallyes automobiles. Dévoré par sa passion de la vitesse, Oreiller trouve la mort, en 1962, dans le Grand Prix de Paris, disputé sur le circuit de Montlhéry.

Barbara Ann Scott, 19 ans (Canada) : Après une prestation teintée de grâce et d'aisance technique, la petite fée de la glace remporte la médaille d'or et prend la succession de la Norvégienne Sonja Henie (vainqueur des trois dernières éditions olympiques). Elle passera professionnelle juste après les Jeux.

Richard Button, 18 ans (Etats-Unis) : Ce jeune patineur du New Jersey survole la compétition. Il invente une nouvelle figure : les genoux pliés comme assis sur une chaise.

Triplé suédois en ski nordique - épreuve du 15 km : Lundstrom, Ostenssonet Eriksson terrassent la concurrence norvégienne et finlandaise.

Nils Karlsson (Suède) - ski nordique : Surnommé le dieu du ski, le Suédois s'impose sur la plus dure épreuve des Jeux, le 50 km, avec plus de cinq minutes d'avance sur son compatriote Eriksson.

Après sa défaite face aux Britanniques en 1936, aux Jeux de Garmisch-Partenkirschen, l'équipe canadienne de hockey sur glace renoue avec l'or olympique. Les Canadiens battent en finale les Tchécoslovaques.

En slalom géant, le Suisse Edi Reinalter, transcendé par son public, souffle l'or olympique aux Français James Couttet et Henri Oreiller. Le skieur de Saint-Moritz ne fera plus jamais parler de lui.

LES FRANCAIS. Un grand cru pour l'équipe de France : deux médailles d'or, une d'argent et deux de bronze. Henri Oreiller incarne le symbole de la réussite française . Le skieur de Val d'Isère remporte deux titres olympiques : la descente et le combiné. Il devient le premier Français à décrocher un titre olympique hivernal. Son compatriote James Couttet, originaire de Chamonix, obtient l'argent en slalom spécial et le bronze dans le slalom du combiné. Le Chamoniard entraînera l'équipe de France de ski alpin aux Jeux de Cortina d'Ampezzo en 1956. Benoît Carrara (ski nordique - 15 km) se classe 11e de l'épreuve et réalise contre toute attente la meilleure performance française depuis le début des JO d'hiver (1924) dans cette discipline. Ce Français de 31 ans, au coeur de lion, se permet même le luxe de devancer lors de la course le grand fondeur suédois Nils Karlsson. Il finira sa carrière comme entraîneur puis comme conseiller technique à l'organisation des JO de Grenoble en 1968.

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Jean-Claude Mbvoumin, ex-joueur de Beauvais et... DR
 
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