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Le 20-01-2008 00:43
 

Championnat d'Europe (H) : France - Suède : 28-24

DE LA PÊCHE AU GROS

Discret face à la Slovaquie, Thierry Omeyer a retrouvé son rendement habituel. (L'Equipe)
L'équipe de France a présenté un visage complètement différent de celui proposé jeudi face à la Slovaquie. Elle a pris d'entrée les devants face à la Suède pour finalement l'emporter (28-24) et valider sa place pour le tour principal. Les Bleus visent dimanche un troisième succès qui leur permettrait de finir à la première place de leur groupe.

Dans les rangs français, avant le match de samedi, on avait dit que les rencontres face à un adversaire de haut niveau comme la Suède étaient davantage appréciées que les oppositions face à des équipes moins expérimentées. C'est ce qui explique la victoire laborieuse face aux Slovaques (32-31) jeudi, et surtout celle beaucoup plus démonstrative obtenue samedi contre les Scandinaves (28-24). « Un monde sépare les deux visages que nous avons montré, a reconnu Bertrand Gille. Je suppose que nous avons plus respecté notre adversaire ce soir. On connaissait aussi davantage ses valeurs. » Les Bleus ont démarré tambour battant les débats, confirmant leur réussite offensive (7-1, 10e) mais surtout apportant plus de maîtrise dans leur défense. Agressifs, ils n'ont pas laissé leur adversaire respirer le ballon à la main, pressant haut les ambitions nordiques. La nouvelle génération suédoise a ainsi dû attendre la sixième minute pour enfin ouvrir la marque. Thierry Omeyer, décevant face à la Slovaquie, a retrouvé le chemin des parades, stoppant pas moins de sept assauts. Pas une seule fois, les joueurs de Claude Onesta n'ont été menacés au tableau d'affichage, même lorsqu'ils se sont retrouvés à cinq contre sept (24e, 14-9), Olivier Girault et Guillaume Gille ayant écopé de deux minutes de pénalité. Le boulet de canon envoyé par Luc Abalo dans la cage de Tomas Svensson (26e) a symbolisé la domination mais surtout la motivation française de ne faire qu'une bouchée de son adversaire. A la pause, 75% des occasions tricolores ont fini au fond des filets (contre 59% à la Suède) et le légendaire Tomas Svensson a même dû céder sa place à Dan Beutler lors du deuxième quart d'heure. Signe peut-être que rien n'était cependant acquis, les Français ont laissé filer deux buts avant le buzzer pour regagner les vestiaires avec «seulement» cinq buts d'avance (18-13). « Le travail qu'on a fait en attaque a donné plus de fluidité à notre jeu offensif, a déclaré Claude Onesta. Et ça se voit plus facilement avec des joueurs euphoriques et en confiance qu'avec des joueurs qui doutent. »

Parole à la défense

La seconde période a ensuite commencé par une mainmise des deux défenses. En sept minutes, l'équipe de France n'a inscrit que trois buts... tout comme son adversaire. Puis les Bleus ont atteint à nouveau leur écart maximum à la 45e minute en menant 25-18. La défense tricolore a continué d'imprimer sa marque de fabrique. Résultat, les meilleurs marqueurs suédois, Martin Boquist, Kim Andersson (4/9 aux tirs) et Dalibor Doder, ont été limités à quatre unités chacun. Marcus Ahlm, l'un des pivots les plus performants du monde, n'a réussi qu'un seul de ses cinq tirs. Et Claude Onesta a enfin pu faire tourner son équipe en vue du match de dimanche. Cédric Paty, Fabrice Guilbert, Laurent Busselier et Christophe Kempe sont ainsi entrés en jeu. Et, pendant ce temps, dans les tribunes à dominante jaune et bleu depuis le coup d'envoi, le silence est brutalement tombé. Un flot de spectateurs a commencé à se déverser hors de la salle, alors qu'il restait cinq minutes à disputer. Pour la première fois depuis 2003 et un succès au Mondial portugais (30-24), l'équipe de France s'est imposée face à la Suède. Celle-ci n'a d'ailleurs toujours pas son billet en poche pour le deuxième tour. « Nous les avons fait exploser en défense et nous les avons traversé en attaque, a déclaré heureux Claude Onesta. Et, même quand ce sont les Suédois qui nous accrochaient, ils se faisaient mal. Tous les joueurs ont été au rendez-vous mais les rendez-vous vont être nombreux. Il va falloir multiplier la vigilance et la récupération. Je n'ai pas l'impression que nous avons des blessés ce soir. C'est une autre bonne nouvelle. »

Dimanche, l'équipe de France tâchera de confirmer ses deux victoires face à l'Islande (18h15), une formation qui l'avait corrigée au Mondial 2007 (32-24). Cette dernière est facilement venue à bout de la Slovaquie (28-22), héroïque contre les Bleus mais soudainement redevenue plus modeste à l'entame de son deuxième match. Les Islandais avaient, du reste, acquis leur victoire à l'issue d'une impressionnante première période (16-5). Les Bleus pourraient jouer sans trouver en face d'eux Olafur Stefansson, arrière droit et plaque tournante de sa sélection. Ce dernier, touché aux ischio-jambiers, n'était pas présent face aux Slovaques samedi soir. Contre les joueurs de Claude Onesta, il y aura aussi le public. Les supporters islandais maîtrisent les travées du Spektrum Arena depuis l'ouverture de la compétition.

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