

Champion olympique en titre et vainqueur de la Ligue Mondiale en août dernier, le Brésil a aussi conservé son titre de champion du monde grâce à sa victoire sur le petit Poucet polonais en finale, 3-0(25-12, 25-22, 25-17). Plus tôt, la Bulgarie avait obtenu le bronze en dominant la Serbie, 3-1 (22-25, 25-23, 25-23, 25-23). La France termine sixième après un dernier revers contre l'Italie, 3-0 (25-19, 25-17, 30-28).
«Je considère que l'équipe du Brésil est la meilleure de l'histoire. C'est la plus forte que j'ai jamais vu jouer», clame Raul Lozano l'entraîneur argentin de la Pologne. Emmenée par Giba, élu MVP du tournoi, et l'attaquant réceptionneur Dante, la sélection auriverde a fait il est vrai un pas de plus dans la légende. En remportant les trois derniers grands tournois intercontinentaux (Mondial, JO) depuis 2002, elle fait aussi bien que feu l'URSS (1960-1964, 1978-1982) et les Etats-Unis (1984-1988). Avec une touche en plus puisqu'elle a aussi fait main basse sur les quatre dernières éditions de la Ligue mondiale, épreuve qui n'existait pas à l'époque.
«Nous nous sommes réveillés après la défaite contre la France (au deuxième tour, 3-2)», a révélé Giba après la finale, appréciant l'esprit de «famille» qui anime cette sélection. «L'équipe s'est améliorée au fil du championnat, corrige le sélectionneur Bernardinho. Le fighting spirit est venu petit à petit. Nous avons joué la phase finale avec beaucoup d'énergie et de concentration.» «Nous avons montré que nous avions toujours aussi faim de victoires, précise Ricardo. Nous avons respecté la Pologne comme toutes les équipes que nous avons rencontrées.» (Avec AFP)

