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25/01/2005
Grèce - France : 20-19
Après un cavalier seul contre le Canada (44-16), dimanche soir, l'équipe de France s'est inclinée, mardi à Radès, contre la Grèce (20-19) lors de son deuxième match. Les Bleus se sont donc laissés surprendre par les Grecs, outsiders redoutés du groupe A, devant lequels ils ont abdiqué. Une rencontre mal gérée par les Tricolores qui ont eu la mainmise pendant les trois quarts de la partie avant de lâcher prise, payant le prix de leur manque d'adresse au tir dans les moments décisifs.
Le match a commencé de manière tout aussi mouvementée, la faute à une défense grecque mobile et agressive qui a perturbé l'attaque organisée par Richardson (4-4, 11e). Karabatic, l'un des deux Français en vue avec Karaboue, a pris l'avantage (6-5) mais la partie, entre des Tricolores manquant de liant en attaque et des Grecs cavalant dans tous les sens, est restée décousue (7-7, 21e). L'entrée d'Anquetil à l'aile droite a dynamité la torpeur ambiante. D'un doublé énergique, il a réveillé le camp français qui s'est montré ensuite plus percutant en attaque placée (11-9 à la pause).
Une défense de fer autour de Dinart, deux contre-attaques signées Anquetil et Richardson, un Omeyer vigilant dans les buts et la France a démarré en trombe la seconde mi-temps (15-10, 38e). Une avance qui avait le don de démobiliser les Grecs. Les Bleus ont pris petit à petit l'ascendant mais les Grecs, même en difficulté, ont répliqué par des exploits personnels de Sanikis (18-14, 46e).
Des Bleus fébriles
Le mieux a cédé soudainement la place au beaucoup moins bien chez les Français, fébriles et en échec à la finition. La Grèce en a profité pour revenir sur une contre-attaque de Samaras et un but de Chalkidis au pivot (18-17, 54e). Accumulant désormais les mauvais choix en attaque, les Français ont été sauvés une première fois de l'égalisation par Omeyer mais Alvanos, sur penalty, n'a pas manqué la deuxième occasion (18-18, 57e).
En panne sèche de solutions collectives, la France a porté trop le ballon et c'est en exploitant une nouvelle perte de balle tricolore que Samaras s'est envolé en contre-attaque à une minute de la fin (18-19). Un but d'Anquetil dans une position désespérée a rendu aux Bleus l'espoir d'arracher un match nul mais un tir à la hanche d'Alvanos les a privés définitivement de cette maigre consolation (19-20).