
Quatrième du 1500 m, la dixième et dernière épreuve, le Français Romain Barras a finalement pris la septième place du décathlon, mercredi à Helsinki, avec un total de 8087 points. La médaille d'or revient à l'Américain Bryan Clay (8732 points), devant le Tchèque Roman Sbrle (8521 points), champion olympique en 2004 et déjà deuxième à Saint-Denis en 2003 derrière un Américain, Tom Pappas. Le Hongrois Attila Zsivoczky remporte la médaille de bronze (8385 points).
En tête tout au long des dix épreuves, Clay a fait la différence mercredi au disque et au javelot, deux disciplines dans lesquelles il a amélioré ses records personnels (respectivement 53,68 m et 72,00 m). Zsivoczky, lui, est remonté de la cinquième à la troisième place grâce au 1500 m, s'emparant de la médaille de bronze aux dépens de l'Allemand Andre Nicklaus (8316 pts). Enfin, Barras a réalisé une excellente deuxième journée, remontant de la treizième à la septième place en cinq épreuves.
Les réactions :
Romain Barras : «C'est un grand bonheur. Le bilan est vraiment bon. J'avais les moyens de faire mieux, mais je retiens surtout les satisfactions : la longueur, la perche, le 110 m haies, le 400 m. Hélas, je me suis un peu loupé au javelot. Ca m'a mis la pression pour le 1500 m final. J'étais stressé. J'avais tellement peur que j'ai failli en pleurer. Les conditions ne m'ont malheureusement pas permis de battre mon record alors que j'étais en forme.»
Bryan Clay : «Il était temps. C'est toujours génial de battre le roi. Plusieurs épreuves auraient pu mal se passer, mais, par bonheur, tout a filé droit. Roman (Sbrle), lui, a connu quelques problèmes. Je me suis bien entraîné. Au décathlon, il ne faut surtout pas avoir de trou. Heureusement, le mien est arrivé à la fin, au 1500 m, mon point faible.»
Roman Sbrle : «Je pense que j'ai plutôt gagné la médaille d'argent que perdu l'or. Bryan était tout simplement le plus fort. J'ai connu une première journée correcte, la seconde a été nettement moins bonne. C'est le sport. Le temps était affreux, probablement le pire que j'aie jamais connu. Maintenant, mon objectif c'est Pékin. J'ai déjà gagné une fois l'or olympique et je sais combien cette victoire vous donne comme bonheur. J'ai envie de connaître encore ce sentiment.»

