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10/08/2005

Athlé - Mondiaux - La gazette

Prénoms. La Cubaine Catalayud, championne du monde du 800 m mardi soir, se prénomme Zulia, comme une des provinces du Venezuela. Un de ses oncles maternels, judoka, avait participé dans les années 70 aux Jeux centraméricains à Maracaibo, chef-lieu de Zulia. Il en parla à sa soeur qui trouva le nom si doux qu'elle s'empressa de le transmettre à sa fille, née en 1979. A Cuba, pays officiellement religieux, on peut en théorie donner les prénoms les plus originaux. Il en est ainsi pour certaines championnes telles que Osleidys Menendez, Ypsi Moreno, Yunaika Crawford, Yargelis Savigne.


Arriba. L'Espagnole naturalisée Cora Olivero, qui s'est qualifiée mercredi pour les demi-finales du 400 m haies, a gardé du ressentiment contre son ancien pays, l'Argentine. Originaire de Cordoba et installée à Salamanque, elle ne ressent aucun sentiment quand elle croise un maillot blanc et ciel. «Les fondements, la mentalité et les dirigeants font défaut», souligne-t-elle.


Malentendu. La Nicaraguayenne Jessica Aguilera a une bonne excuse pour avoir réalisé le plus mauvais temps des séries du 400 m haies dames (1'04"43), à plus de dix secondes du meilleur chrono réalisé par la Russe Yuliya Nosova (53"77). Cette coureuse de 400 m plat disputait son premier tour de piste avec obstacles. «Il semble qu'il y ait eu un malentendu quand la Fédération nicaraguayenne a cherché à nous contacter et donc elle m'a inscrite sur 400 m haies», a expliqué l'habitante de Somoto Madriz, à 400 km de la capitale Managua. Cette fonctionnaire de police n'a pas reculé pour autant et elle s'était même fixée un objectif élevé pour sa première course: battre le record national (1'03"73) vieux de 23 ans. «Je n'écarte pas la possibilité de le battre prochainement», a-t-elle ajouté. En tout cas, cette première lui a tellement plu qu'elle a décidé de se consacrer régulièrement à cette épreuve.


«Sisu». Les Finlandais n'ont rien à envier aux Britanniques en matière de flegme. La capacité des spectateurs à rester assis sous les déluges qui s'abattent régulièrement sur le stade olympique d'Helsinki force l'admiration des observateurs. A l'origine de cette imperméabilité aux éléments extérieurs, le «sisu», terme finnois difficile à traduire désignant l'un des principaux traits de caractère finlandais : l'abnégation. Une qualité indispensable pour supporter le choc thermique: les températures peuvent atteindre -50 degrés celsius en hiver et 30 degrés lors des étés normaux. Le terme «sisu» peut également être utilisé dans le domaine sportif pour qualifier la soif de vaincre des champions finlandais Paavo Nurmi et Lasse Viren dont les statues trônent à l'entrée du stade olympique. (AFP)


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